Relance du secteur éolien – Il est temps pour la ministre de se positionner, dit le Parti Québécois.

Québec, le 20 novembre 2020 – Le député de Bonaventure et porte-parole du Parti Québécois en matière de développement régional, Sylvain Roy – comme ses collègues de l’Est du Québec Méganne Perry Mélançon (Gaspé), Pascal Bérubé (Matane-Matapédia) et Harold LeBel (Rimouski) –, estime que le temps est venu pour la ministre déléguée au Développement économique régional, Marie-Eve Proulx, de prendre position en faveur du projet de l’Alliance éolienne de l’Est, d’autant plus qu’Hydro-Québec vient de manifester son intention de relancer ce secteur énergétique. 

EN BREF

  • Le projet de l’Alliance éolienne de l’Est jouit de l’appui unanime des communautés concernées; seule la ministre hésite à se prononcer.
  • Il est certes ambitieux et colossal, mais les retombées économiques attendues dans les régions le sont tout autant.
  • Le Parti Québécois appuie le développement de la filière éolienne, une voie de production énergétique résolument tournée vers l’avenir.

Le projet de l’Alliance éolienne de l’Est est ambitieux : il prévoit la production de 1200 mégawatts d’électricité et implique pas moins de 16 MRC. Sur le terrain, les retombées économiques pourraient atteindre 1 G$, soit 40 M$ par année pendant 25 ans. Pas étonnant, donc, que l’initiative jouisse d’un fort consensus suprarégional.

« Il n’y a que la ministre Proulx qui ne s’est pas encore prononcée sur l’opportunité d’un tel projet. Elle est pourtant aussi responsable des régions de la Chaudière-Appalaches, de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine et du Bas‑Saint‑Laurent! Pourquoi s’obstine-t-elle à tourner le dos à une idée qui fait l’unanimité en sa faveur, ayant même reçu l’appui d’Hydro-Québec? », se questionne Sylvain Roy.

Le député souligne par ailleurs que le projet profiterait à de nombreuses entreprises, donc à l’économie régionale. « Pour la relance de l’Est, ce projet est fondamental. Par exemple, Marmen, qui a une usine à Matane, ainsi que LM Wind Power, à Gaspé, pourraient répondre aux appels d’offres. En outre, il permettrait de faire le pont jusqu’au renouvellement du parc éolien, prévu en 2026, donc de conserver l’expertise chez nous », a-t-il fait valoir.

Enfin, soulignons que l’énergie éolienne s’avère responsable et durable, des impératifs incontournables lorsqu’on parle de production d’énergie en 2020. « Le secteur est devenu, ces dernières années, beaucoup plus compétitif. Le projet que nous présente l’Alliance éolienne de l’Est en est un d’avenir; la ministre doit répondre présente le plus rapidement possible, afin qu’on puisse enfin aller de l’avant », a conclu le député de Bonaventure. 

SOURCE :
Marie-Josée Chassé
Bureau d'Harold LeBel, député de Rimouski
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