« Logement abordable » POURQUOI VOULOIR RÉPARER CE QUI FONCTIONNE?

Rimouski, le 15 décembre 2021 – Le député de Rimouski à l’Assemblée nationale du Québec, Harold LeBel,
met en garde le gouvernement caquiste, qui voit dans ses investissements pour le logement abordable,
annoncés dans la mise à jour économique du 25 novembre dernier, la solution à un problème qu’il refuse
toujours de nommer, la crise du logement. Dans une lettre qu’il vient d’envoyer au ministre des Finances,
Éric Girard, monsieur LeBel réclame plutôt des investissements majeurs pour les logements sociaux dans sa
circonscription.
Il faut d’abord savoir que « logement abordable » ne signifie pas du tout la même chose que « logement
social ». Le premier consiste à offrir un toit à un prix inférieur au marché, mais soumis à ses fluctuations, alors
que le second vise à loger les gens à faible revenu, justement à l’abri des impératifs commerciaux. « De
nombreux signaux m’inquiètent dans cette annonce de la CAQ. D’abord, le ministre Girard déclare que les
197 M$ prévus transiteront par un nouveau programme, toujours inconnu, et non par AccèsLogis, qui est
bien rodé et qui fonctionne bien. Pourquoi créer de toutes pièces une nouvelle façon de procéder qui risque
de laisser toute la place au privé? », s’interroge le député de Rimouski.
Ce dernier joint donc sa voix au Comité logement Bas-Saint-Laurent, qui demande au ministre Girard de
s’engager dans un programme étalé sur plusieurs années, comprenant l’ajout de 10 000 logements sociaux
annuellement. « Il ne faut pas oublier qu’il subsiste 7000 logements sociaux approuvés par AccèsLogis qui
attendent toujours un premier coup de pelle! Le gouvernement de la CAQ entamera une année électorale
sans avoir concrétisé la moitié de l’engagement de son chef pour la création de 15 000 logements sociaux?
Dans un contexte où le taux d’inoccupation des appartements se trouve à un plancher de 0,9 % et même
moins pour certaines catégories, notamment ceux qui peuvent accueillir des familles, je ne peux accepter
que les choses tournent de cette manière », s’insurge monsieur LeBel.
« De nombreuses familles à la recherche d’un endroit où vivre selon leurs moyens m’interpellent parce
qu’elles n’y arrivent tout simplement pas. Le loyer, c’est une dépense qu’on ne peut pas réduire. Le
gouvernement caquiste ne veut sûrement pas que ces gens sabrent leur budget d’épicerie, dont la facture ne
cesse d’ailleurs de s’alourdir par les temps qui courent, pour boucler leur budget. Je l’exhorte donc à entendre
mes concitoyens et d’agir pour qu’ils ne se retrouvent pas confrontés à des choix si déchirants », insiste
Harold LeBel.

SOURCE :
Marie-Josée Chassé
Bureau d'Harold LeBel, député de Rimouski
(418) 722-9787
marie-josee.chasse@assnat.qc.ca